( 15 mai, 2008 )

Définir,intégrer et traiter

La vie devrait toujours être ainsi, on définit, on intègre et ensuite on traite. Il n’y a rien de mieux que de savoir dans quel cadre on évolue, d’appeler les choses par leur nom et de ne pas laisser l’imagination ou l’incertitude gâcher notre vie.

La vie devrait être simple comme un ordinateur, on entre une donnée et l’on obtient un résultat, mais la vie n’est jamais aussi simple que cela. Chaque personne a sa propre définition d’une donnée en fonction de ce qu’elle est et de ce qu’elle a appris. Cela rend les choses beaucoup plus complexes qu’elles ne devraient être en fait. La ou tout pourrait être simple l’être humain se complaît à interpréter différemment la même donnée que son voisin, la ou un mot suffirait il en ajoute trois ou quatre qui sont inutiles et permettent tout au plus d’inciter l’autre personne à définir encore différemment les données que l’on voulait lui transmettre.

Aujourd’hui je discutais de l’emploi du langage avec une autre personne, je prenais un exemple tout simple avec le fait de dire  » je ne sais pas « , nous employons tous cette formule assez souvent mais nous pourrions tout aussi bien nous contenter de dire  » je ne sais » la définition serait exactement la même . Ce genre de petit mot supplémentaire n’apporte rien, et pour une personne ne connaissant la langue il est le questionnement qui se pose incessamment dans la lecture ou l’apprentissage de la langue française.

On oublie la précision au profit de « l’enrobage »et c’est le cas aussi dans notre façon de concevoir les relations. Le « politiquement correct », le mensonge de complaisance etc. tout cela rend notre compréhension mutuelle encore plus complexe alors qu’il serait si simple de définir clairement les choses.

Si l’on trouve que le travail de quelqu’un n’est pas bien, cela changera-t’il les choses de ne pas le lui dire de peur de le froisser. Au contraire il devrait être apprécié que chacun puisse dire à l’autre que telle ou telle action ne convient pas afin d’éviter qu’il la reproduise. Les gens évolueraient, ils se corrigeraient, ils apprendraient à définir, intégrer et traiter.

Le monde serait plus simple, mais l’humain est trop individualiste et orgueilleux pour réaliser que la vérité est la seule donnée capable de le faire progresser.

N.L

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