( 22 mai, 2008 )

Notre cerveau est-il parasité par le formalisme?

Nous avons tous à la naissance un certain nombre de neurones censés être présents pour chaque apprentissage nécessaire à notre développement. Il conviendrait de penser que la nature égalitaire nous a tous doté des mêmes fonctions cognitives et cela dans la même mesure pour tous.

Alors on peut se poser la question: pourquoi certains utilisent-ils plus que d’autre l’ensemble de ces facultés mentales mise à notre service?

Si l’on observe le niveau de l’intelligence humaine au fil des ages on pourra se rendre compte que la ou précédemment bien des peuples développaient un sens inné de la logique et utilisaient leur réflexion afin de construire et progresser, on retrouve souvent des populations sans plus aucune logique obéissant à la règle du chacun pour soi et privilégiant l’accès à la facilité plutôt que la recherche de la complexité pouvant mener à l’excellence.

L’être humain à force de formalisme et de paresse a-t-il perdu l’usage de son cerveau? Cette propension à s’occuper du « qu’en dira-t’on », cette éternelle recherche de l’éblouissement de l’autre, cette culture de l’ego semble avoir mis à mal toute initiative afin de faire fonctionner son intelligence au meilleur rendement qu’elle puisse avoir.

La civilisation à tout prix, le modernisme, l’accès à une économie de marchés , tout cela n’est-il pas en train de nous faire régresser et de nous donner l’impossibilité de réfléchir à autre chose que « rentrer dans le rang ».

Si l’on analyse la conversation journalière d’un individu basique et que l’on relève la part de questionnement et celle de banalités, on s’aperçoit très vite que la seconde partie l’emporte de très loin. A quoi sert-il vraiment de parler de la pluie ou du beau temps? Notre intelligence n’est-elle pas en train de se mettre petit à petit en sommeil par manque d’activité ? Pourquoi les grands cerveaux sont-ils pour la plupart des excentriques ou des solitaires, n’est ce pas parce qu’ils privilégient l’essentiel et ne s’embarrassent pas du superflue ? N’aurions nous pas intérêt à moins vouloir être formalistes mais à avoir une recherche et une analyse plus fine de ce qui nous entoure?

 

N.L

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