( 4 avril, 2008 )

HATCHEPSOUT

Elle est la fille de Thoutmôsis 1er , elle épouse son demi frère Thoutmôsis II afin de légitimer son accès au trône, mais celui ci a une santé assez fragile et ne vivra pas très longtemps. A la mort de son père le jeune Thoutmôsis III est encore un enfant , c’est donc sa belle mère Hatchepsout qui assure la régence et gouverne sur les 2 terres, la haute et la basse.

Elle obtient les pouvoirs et se faire couronner reine avec l’aide des prêtres d’Amon et principalement Hapouseneb. Malgré les différentes versions des historiens, relatant toutes que la belle mère a volée le trône de son beau- fils et que celui ci lui vouât une haine farouche et finit par l’assassiner, la vérité présentée par une équipe scientifique et une équipe d’historiens en 2007 est tout autre et bien loin de l’imagination jusqu’alors déployée.

Pour asseoir sa légitimité et passer de reine à pharaon elle fait ériger des statue ou elle porte le pagne , le némès et la fausse barbe. Elle fait construire son temple funéraire à Deir-el-bahari,Outre son Château des Millions d’années, elle fait construire sa tombe dans la vallée des rois près de celle de son père. Elle garde le pouvoir pendant 15 ans . Après sa mort toutes les représentations d’elle, ainsi que celles de sa fille et de son architecte furent détruites et remplacés par des représentations de Thoutmôsis III. Les historiens au départ pensaient qu’Hatchepsout avait été assassiné par soit des représentants du peuple qui était contre ses idées , soit par son beau fils Thoutmôsis III . Il y a deux ans , deux équipes , l’une d’historiens et l’autre de scientifiques furent diligentés par Zahi Hawass, secrétaire général du Conseil Suprême des Antiquités égyptiennes. Ses équipes étaient chargées de retracer l’histoire d’Hatchepsout et de retrouver sa momie disparue. Toutes les momies découvertes et n’étant pas identifiées furent étudiées afin de déterminer laquelle pourrait être la reine disparue.

Petit rappel des faits. En 1903, Howard Carter, futur découvreur de la tombe de Toutânkhamon, explore un tombeau, dénommé KV 20, dans le temple de Dier el-Bahari, près de Louxor, et déjà visité en 1824 par Giovanni Battista Belzoni. Mais il ne trouve là que deux sarcophages, marqués des noms de Thoutmôsis I et de sa fille Hatchepsout, dont l’histoire a retenu le nom. Le sarcophage étant vide on pensait que la momie avait été détruite par la vengeance de Toutmôsis III.

Le choix des momies a identifier se porte sur deux momies retrouvées dans la tombe KV60 de la vallée des rois , dont une des deux avait la posture royale ( bras gauche rabattue sur la poitrine ) , les scientifiques décident d’utiliser l’adn puisque ils disposent des momies du père d’Hatchepsout et de sa grand mère. Malheureusement l’adn du père Thoumôsis Ier s’avère être inutilisable, ils décident donc d’utiliser celui de la grand mère. Cette étude est assez longue à mettre en place , ils utilisent pour cela une polymérisation en chaîne de l’adn afin d’en multiplier les échantillons et de pouvoir les étudier.

Entre temps ils décident de passer au scanner le vase canope portant le nom d’Hachepsout qui avait été retrouvé à coté de son sarcophage au scanner. Ils découvrent que ce vase contient autre chose que des viscères , il contient aussi une dent. Le musée fait appel à un dentiste spécialisé qui établira sans aucun doute que la dent appartient bien à la momie retrouvée en posture royale dans la tombe KV60. Cette découverte permettra à la momie d’Hatchepsout de retrouver sa place , mais permettra également de faire taire les rumeurs d’assassinat en donnant cette dent et l’infection qu’elle a provoquée comme étant responsable du décès d’Hatchepsout.

De leur coté les historiens grace à leur découverte prouveront que Thoutmôsis III vouait un grand respect à sa belle mère qui l’avait élevé. Que les destructions de ses statues n’étaient pas du à une vengeance mais à une volonté politique de Thoutmôsis III afin d’assurer une légitimité de descendance à ses enfants.

Les recherches scientifiques et l’histoire ont eu raison de l’imagination débordante des archéologues et historiens précédents en rétablissant la vérité.

 

N.L

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