( 18 avril, 2008 )

Regrets

Il fut un temps jadis ou même le pauvre hère,

afin de s’exprimer utilisait le vers

Il fut un temps jadis où les grands écrivains,

maniaient avec aisance, le bel alexandrin

La langue musicale ravissait à l’oreille,

en des sonoritées à nul autres pareilles.

Et le verbe élégant paré de ses atours,

au fil de la lecture déversait son discours.

Un temps où la diction se devait d’être pure

afin que le plaisir à son travers ne dure

En une courbe lisse le verbe prononcé

glissait à la lecture et aux lettres dictées.

Il me plaît au détour d’un livre ou d’un écrit,

retrouver le plaisir qu’ils donnent à mon esprit.

Déclamer de la sorte est pour moi l’harmonie

que bien des ignorants ont laissée dans l’oubli.

Nul ne pourra jamais atteindre tel brio

si même en poésie il décline l’argot.

Cela reste bien sur une pensée fugace

continuer en vers serait traité d’audace.

Libre à moi de citer mes considérations

en vers ou bien en prose elles ne sont qu’opinion.

 

N.M

 

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