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( 27 mars, 2008 )

Le Français est-il adapté à la communication ?

Les mots sont-ils autre chose qu’un assemblage de lettre destiné à décrire une situation, un souhait, une manière, une information etc… Les mots cachent-ils toujours des sentiments, les mots ont-ils toujours un sens affectif ? Comment un simple assemblage de mots peut-il être compris par une personne en étant simplement cela et par une autre comme étant totalement l’inverse. Cela vient-il de notre langue ou de la propension de la race humaine à vouloir découvrir des choses la ou il n’y en a pas. Pourquoi complique t-on involontairement des choses très simples en y incluant des interprétations propres à chacun d’entre nous.

J’analyse depuis peu les techniques d’écriture en cherchant celle qui pourrait être la plus neutre possible et refléter mon intérieur. Mon intérieur ne ressent pas dans bien des cas le sentiment que l’on veut affecter à mon discours ou à mes écrits. Il est assez fréquent que l’on me pense énervé alors que je suis simplement désireuse d’expliquer ce que j’ai compris et que je suis dans l’incompréhension du fait que les autres ne le comprennent pas aussi facilement. Je m’applique à décrire , à expliquer, à détailler mais force est de constater que dans ma vie quotidienne je me heurte souvent à l’incompréhension des gens. Il me prêtent souvent des intentions que je n’ai pas et pire que cela des intentions en contradiction avec ma façon d’être, ce qui a pour effet de me plonger dans un grand désarroi face à mon incapacité à avoir un discours qui reflète la réalité.

J’ai observé mon discours et celui des autres et je me suis rendu compte que souvent je comprend mal les définitions que l’on me donne face à une situation. Est-il réellement possible que nous ayons une communication et une compréhension des autres sans savoir ce qu’ils pensent et ce qu’ils ressentent, sans être eux, et eux-même comment peuvent-ils en avoir une sans savoir ce que nous pensons et ce que nous ressentons et sans être nous.

Notre langue offre tellement de possibilités différentes à une même phrase, parfois même à un mot. Si je fais un parallèle avec les hiéroglyphes qui sont pourtant une langue très ancienne, je remarque que cette manière d’écrire était beaucoup plus adaptée à une compréhension par un plus grand nombre. Non seulement le sens de lecture était définie, mais on définissait exactement le contexte que décrivait l’écrit , on définissait la personne et sa position, et enfin ses actes qui aux vues de l’ensemble des autres données ne pouvaient être compris que d’une seule manière.

Notre langue est un moyen de communication très complexe, bien qu’ayant à sa disposition un grand nombre de mots, d’expressions, de règles de grammaire et de syntaxe, elle n’en reste pas moins un outil très difficile à utiliser quand on se retrouve dans la nécessité de communiquer.

 

N.L

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