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( 22 mars, 2008 )

Ma reflexion est-elle personnelle ?

Je puise des éléments de réflexion dans celle des autres mais je me trouve incapable de pouvoir déterminer si la réflexion finale est la mienne ou bien si je l’usurpe à quelqu’un d’autre. Cela me heurte beaucoup dans ce que sont mes principes, j’ai réfléchit au problème et ne trouve pas de solution satisfaisante à cet état de faits, mis à part citer chaque fois les personnes, ce qui aurait pour effet de rendre mon discours trop lourd étant donné que je devrai déterminer tout précisément et que je me sers de nombreux supports pour mes réflexions.

Au cours de mes recherches sur le sujet, j’ai regardé ce qu’était le plagiat, je cite la définition que j’en ai trouvé: »Le plagiat (du latin plagiarius, ii, celui qui vole l’esclave d’un autre ou vend une personne libre) consiste à s’inspirer d’un modèle que l’on omet délibérément de désigner. Le plagiaire est celui qui s’approprie frauduleusement le style, les idées, ou les faits.

La question reste donc posée, qu’est ce qui, dans ma démarche et mes écrits, est de l’ordre du plagiat et qu’est ce qui est de l’ordre de l’appui sur des publications existantes ou sur des réflexions que l’on ma soumises. Dans quelle mesure réelle avons-nous une propre réflexion et comment la définir comme étant propre si on sait qu’à la base elle n’aurait peut être pas pu être s’il n’y avait eu celle des autres.

Certains m’ont retorqués que ce texte même était une réflexion propre et que cela prouvait que je puisse en avoir une, mais cette réflexion la, à comme base aussi une conversation ou l’on m’a démontré que je me servais des écrits ou des réflexions des autres afin d’écrire ces textes.

Comment déterminer la différence entre une réflexion qui prend son origine dans celle des autres et une formulation différente de ce que l’on a entendu. Ou commence et ou s’arrête le plagiat? Quel est le droit que nous pouvons avoir d’écrire en s’appuyant sur les pensées des autres? A partir de quel moment avons nous même inconsciemment parfois, volé les reélexions des autres?

Il est facile de citer ses sources lorsqu’elles proviennent d’un écrit mais lorsqu’elles proviennent de simples conversations, comment donner une référence et prévenir le lecteur que cette pensée ne nous est pas propre et que l’on ne peut pas nous en attribuer la paternité?

Toutes ces questions se posent à moi, si je prenais une formule mathématique que quelqu’un a inventé et m’a cité à l’oral et que je la formulais différemment, j’aurai volé une propriété intellectuelle. Qu’en est il de tout le reste ? Tout ce sur quoi je m’appuie afin de réfléchir depuis toujours?

N.L

 

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